Du Nutella au petit déjeuner : ça faisait looogtemps que ça ne m'était pas arrivé ! Résultat : pour mon estomac, ce sera crêpe 1/2 sucre de palme, 1/2 Nutella ! Et pour mes hanches ? Oh... du gras ! Hum... et si on allait jusqu'au bateau en vélo pour contrer tout ça ?

Comme les îles Gili aussi sont réputées pour leurs spots de plongée, on a ressorti l'ensemble palmes-masque-tuba super sexy (!) et on a pris place à bord d'une grande barque en bois... comme une trentaine d'autres passagers !
Spot n°1 : après avoir plongé à Nusa Lembongan, Pemuteran et Amed, aussi horrible que cela puisse paraître, finis les "Ouaaah ! Oooooh ! Aaaaah !" : mes yeux se sont habitués aux poissons colorés et aux coraux de toute beauté. Au risque de passer pour une gosse de riche pourrie-gâtée-blasée, j'avoue que je n'ai pas été toute chamboulée par les fonds marins du spot n°1. 
Spot n°2 : on a jeté l'encre dans des eaux beaucoup moins profondes. Si les poissons et les coraux étaient plus proches et plus nombreux, il n'y avait toujours pas de tortues en vue.
Arrêt "remplissage d'estomac" : le bateau nous a déposés sur Gili Air, la plus petite des trois îles Gili. Nos plats avaient beau avoir été commandés avant d'embarquer, le service s'est fait en décousu. Mon curry de poulet n'avait rien d'exceptionnel, mais il m'a au moins redonné assez de forces pour agiter mes palmes de plus belles une fois de retour dans l'eau.
Spot n°3 : c'était notre dernière chance d'apercevoir des tortues alors, cette fois-ci, on a suivi le guide. Et - Ooooh ! - après une première "petite" posée sur le sable, on a en a vu une deuxième énorme en pleine séance de nage papillon. Ouaouuuh !!! Oubliés les trente autres touristes, oubliées les gouttes d'eau salées qui me brûlent les yeux. À cet instant précis, le reste du monde aurait pu s'écrouler. J'avais le monde de Némo rien que pour moi, quelques mètres plus bas !

De retour sur Gili T., on a enfourché nos vélos à la recherche des célèbres balançoires dans l'eau au nord-ouest de l'île. Si les touristes font la queue au coucher du soleil pour prendre la pose, en fin d'après-midi, il n'y avait personne. Alors on en a profité. La première que l'on a trouvée était surplombée de deux petits drapeaux indonésiens au sommet et il y avait un hamac à côté. De face, de dos, assises, debout... on en a pris des clichés ! Plus loin, on est tombées sur les balançoires de l'hôtel Ombok, celles à l'origine de la tendance. Et là, on s'est lâchées : que ce soit en se balançant, en prenant la position du lotus ou en exhibant nos talents d'acrobates, on a joué à fond la carte de l'originalité ! Quoi ? Kitch ? Nous ? Jaaa-maiiis !!!

Comme le soleil commençait à descendre, on est remontées sur nos vélos à la recherche d'un bar en bord de plage pour le regarder se coucher, une petite Bintang citron à la main. On a opté pour le Pandawa Conflict, une petite paillote joliment décorée à l'aide de cadres en bois. Et finalement, notre apéro, on l'a carrément dégusté les pieds le corps dans l'eau (chaude, très chaude !).
De retour sur mon sarong-serviette de plage-paréo, j'ai assisté au plus beau coucher de soleil de toute mon expérience en Indonésie à ce jour. Les couleurs du ciel, des nuages, des montagnes et de la mer ! Cette énooorme boule de feu qui a disparu peu à peu, cachée derrière cette montagne rikiki ! Ouaouuuh !!! Oooh oui, aujourd'hui, le reste du monde aurait bien pu s'écrouler...

Après le soleil, la lune ! Rouge, elle aussi ! 
En sortant de la douche, j'ai pu constater les dégâts en matière de coups de soleil sur mon arrière-train. Avant d'entamer ma matinée snorkeling, il semblerait que le petit boulet que je suis a négligé d'étaler de la crème solaire aux abords des coutures de son bas de maillot de bain. Décidément, j'ai beau faire des progrès, à terme, il va peut-être tout de même falloir que j'envisage acquérir une plantation d'aloe vera, moi !

Nasi Goreng, Mie Goreng, Nasi Campur... aussi bon que le poulet et le riz puissent être, mon estomac arrive à saturation. Les burgers, frites, pizzas et burritos, rien que de les imaginer se frayer un chemin de ma bouche à mes intestins, ma production salivaire s'est intensifiée ! Du coup, nous avons garé nos vélos devant Pizza Regina, une pizzeria au sud de l'île. Bon, certes, en arrivant à 21h, on était quasiment les seules dans le restaurant mais, comment est-ce possible qu'il ne se soit écouler que 5 minutes - top chrono - entre la prise de la commande et le dépôt de nos pizzas sous notre nez ? Genre les mecs ils savaient déjà ce qu'on avait envie de manger avant même d'avoir choisi le ventilateur sous lequel on allait s'installer !

Le soir, il y avait un concert reggae-rock au Sama Sama. L'ambiance était sympa, le groupe jouait bien. Et puis, j'avoue que c'est rigolo de voir des Indonésiens avec une tignasse. À Bali, les hommes ont tous des coupes courtes, voire des cheveux tout juste assez longs pour pouvoir être coiffés en piques. À Gili, en revanche, on bascule dans un autre monde. Ici, dreads et cheveux longs (qu'ils soient lisses ou semblables au pelage d'un mouton) sont au rendez-vous. On a trinqué autour de trois mojitos Bob Marley et, pendant la pause des musiciens, on a bougé nos corps de plus en plus colorés (qu'ils tirent vers une teinte café comme rose prononcé !) sur la piste de danse au son des musiques dignes de nos soirées. Si, dans ces moments-là, on espère toujours que notre déhanché endiablé attire le beau gosse de la soirée, dans la réalité, on se fait accoster par le laideron aux cheveux longs le monsieur dont le coiffeur a mis la clé sous la porte il y a déjà fort longtemps et "barbe rousse" ! Et on se fait éclabousser par le contenu des verres d'un couple de dingos qui dansent se tortillent comme s'ils étaient possédés. Une chose est sure : eux, les champignons qu'ils ont consommés, ils venaient pas de Paris !!!